J'ai voulu cette semaine mettre en parallèle deux modèles - en fait deux technologies- qui vont bientôt pouvoir dialoguer au sein du
partenariat GM-PSA. Il me semble que, grâce à cet accord passé début mars, GM et PSA Peugeot Citroën ont deux pépites à se partager et à améliorer. D'un côté le moteur électrique ( ou
hybride) de l'américain qui équipe l'Opel Ampera et la Chevrolet Volt. De l'autre, le moteur hybride diesel de la Citroën DS5 et des Peugeot 3008 et 508 RXH. Il se trouve que, tout récemment,
j'ai pu essayer l'Opel Ampera et la Peugeot 508 RXH. Voici ce que je peux en dire.
Je commence par l’Opel Ampera et son look qui signe la nouvelle identité OPEL, avec notamment les projecteurs avant en boomerang. C’est une assez jolie berline. La voiture de l’année n’a pas reçu ce titre uniquement pour ses vertus écologiques.
OPEL (et CHEVROLET puisque c’est aussi la VOLT) répète que c’est une voiture électrique… C’est un vrai débat avec les journalistes spécialisés. Nous
sommes en effet nombreux à considérer que cette voiture est plutôt hybride. Tout simplement parce qu’elle a besoin d’un moteur thermique d’appoint. Mais à la vérité, c’est un hybride
rechargeable. Explication : l’Ampera fonctionne toujours en mode électrique.
Sans aucune difficulté,
j’ai pu accomplir 60 km en pure électrique. Ensuite, le voyant bascule… Et le moteur thermique se met en route pour approvisionner le moteur électrique en énergie… Et c’est tout l’intérêt de
cette technologie : les bruits sont contenus et nous sommes toujours en mode électrique… Donc la voiture est silencieuse… L’autonomie passe à
450 km… nous n’avons plus la peur de la panne sèche. Sur un trajet mixte « électrique-thermique » la consommation moyenne sera de 2 litres
au 100 km… C’est évidemment excellent. Elle passe à un peu moins de 8 litres si on reste en thermique seulement.
Pour le reste, nous avons une voiture souple… très agréable à conduire… le moteur de 150 chevaux
assure de bonnes performances et de bonnes reprises. L’habitacle est moderne et plutôt bien fini.
L’Ampera est une
stricte 4 places, avec un coffre diminué par la place des batteries. Un volume de 310 litres. C’est encore assez suffisant pour quelques bagages.
Pour moi cette technologie est réellement convaincante. L’Ampera est une voiture d’avenir. Son seul gros handicap est son prix astronomique : 41 000 Euros… C’est trop cher, même après
déduction du bonus de 5000 Euros.
Pour la nouvelle Alliance GM-PSA, l’hybride 4 est une technologie plus immédiate. Il équipe désormais la Peugeot 508
RXH rehaussée qui va venir chercher les AUDI Allroad ou les VW Alltrack.
La voiture est plutôt élégante. Taillée pour les routes et les chemins avec ses 4 roues motrices. Baroudeuse, mais pas franchisseuse… ce n’est pas sa vocation. Toutefois, nous avons pu vérifier de bonnes capacités sur un espace spécialement aménagé pour le
4X4 dans un village du sud de la France. Le moteur thermique est dédié au train avant, le moteur électrique à l’arrière.
La voiture, malgré sa hauteur, conserve les codes de la 508. A l’intérieur, la présentation est solide. De beaux matériaux
valorisants… quelques éléments en plastiques moussés, du cuir, du chrome. ET une assise confortable.
L’espace pour les rangements et pour les passagers est satisfaisant. Il faut dire que nous parlons d’un break de 4 m 82. La 508 RXH est équipée d’un moteur diesel 2 litres Hdi de 163
chevaux. Complété par un moteur électrique qui porte la puissance totale théorique à 200 chevaux.
La voiture est
dotée d’une boîte robotisée à 6 rapports. Peugeot, pour ce diesel-hybride, annonce une consommation théorique de 4 litres au 100 km, avec des rejets de CO2 de 107 grammes par km. Durant mon
essai, ma consommation était bien supérieure… entre 6
et 7 litres au 100 km. Malgré tout l’hybride diesel-électrique se révèle assez pertinent, en consommation, mais aussi en agrément. Les séquences électriques n’excèdent jamais 3 ou 4
km… nous avons donc une voiture souvent silencieuse… toujours très souple, avec un toucher de route
Peugeot, ce qui demeure un compliment. Retenez quand même que cette auto familiale est quand même facturé entre 42 et 49 000 Euros. Çà fait
cher la nouvelle technologie ! PB








LODGY n'est en réelle concurrence qu'avec les véhicules d'occasion,
mais pas avec un Scénic neuf.
Le volant
n’est pas très épais… C’est dommage… En revanche, les sièges se révèlent assez confortables…
Je prends enfin le temps de vous
faire partager mes impressions sur la Chine et son marché automobile. J'ai tout d'abord eu la confirmation de l'importance du Salon Automobile de Pékin. "The place to be"! C'est là qu'il faut
être aussi désormais si on veut sérieusement suivre l'évolution du monde de l'automobile, en alternance avec le salon de Shanghaï les années impaires.
Pourquoi pas à bord d’un C4 AIRCROSS ? Le qashqai de Nissan n’a qu’à bien se tenir… Voici un redoutable concurrent français…
Une grande calandre
A retenir quand même : une
caméra de recul qui fonctionne très bien.
On retrouve donc des performances tout à fait comparables (accélération de 0 à 100 KM/h en moins de 6 secondes), mais avec une
consommation réduite. BMW annonce 6 litres 4 de carburant au 100 km, et 149 grammes de CO2 par km. Les chiffres sont remarquables sur un modèle qui pèse 1 tonne 850… Mais durant l’essai, ma
consommation était plutôt de 7 litres, ce qui est déjà très bien…
Après 2 millions de MINI vendues en 11 ans,
voiciune 6ème déclinaison. L’ADN est toujours bien visible : le dessin de la calandre, les proportions, les projecteurs avant et arrière… Tout rappelle l’univers MINI. La planche
de bord est strictement identique à celle du coupé… Avec ce fameux gros compteur central et son navigateur GPS
La capote en toile est manuelle en série… La manipulation est simple et rapide. Il est possible, en option, de commander une capote
semi-automatique… ouverture en 10 secondes. Sur la route, afin d’obtenir un appui supplémentaire un becquet arrière s’active automatiquement à partir de 80 km/h. Et puisqu’il n’y a que deux
places, le volume du coffre est évidemment un point fort. Capacité : 240 litres… Et même PLUS avec la trappe à skis qui communique avec l’habitacle. Derrière eux, les passagers ont encore
quelques modestes petits rangements.
Toujours
avec un peu de retard, je publie dans ce blog ce que j'ai pu écrire sur la Peugeot 208 il y a quelques semaines. Non sans vous indiquer la forte, très forte pression que j'ai ressenti au Salon de
Genève début mars lors de sa presentation en première mondiale. Les représentants de PSA m'ont paru particulièrement nerveux, alors que selon moi il n'y a aucune crainte à avoir sur l'avenir de
cette voiture qui restera l'un des leaders de son segment en France et en Europe. Mais le succès est devenu tellement vital pour ces véhicules de gros volume que j'ai senti une ambiance
inhabituelle dans le groupe PSA. Voici donc ce que j'écrivais récemment:
Et là, coup de chapeau…
Et c’est également pour des raisons de coûts que la marque au lion conserve une clé de contact normale (à l’ancienne) et un frein de parking classique. Ce dernier choix est un regret
car le levier de frein est mal placé par rapport à l’accoudoir central.
La voiture a été conçue selon le principe du « carré rond » !... Eh oui c’est possible. Cela veut dire que chaque extrémité de la carrosserie est arrondie. Et que cela
est visible également à l’intérieur. Par exemple sur le volant où le carré rond est bien au centre.