Bonus-Malus, prime à la casse, les mérites de l'économie aidée

Publié le par Auto-info : Pascal Boulanger

Beaucoup de travail en ce moment, j'ai à peine le temps d'écrire sur ce blog. Donc pardonnez-moi. Mais voici quand même mes premiers commentaires sur le bilan de l'année automobile 2008.
Je vous avais préparé à la nouvelle... depuis des mois je vous répétais que, malgré les vicissitudes et les turbulences de notre planète (financière!) 2 millions de voitures neuves seraient immatriculées en France. Et c'est ce qui s'est passé.
Alors, il est vrai que le marché français s'est encore effondré en décembre 2008. Une chute des immatriculations de 15,9% par rapport à décembre 2007 qui, il faut le rappeler, fut un mois exceptionnel. Cependant, il faut d'abord regarder le bilan de l'année 2008. Et ce bilan nous dit que les immatriculations ont baissé de 0,7% SEULEMENT. Ce n'est pas une baisse, mais une quasi stabilité si on compare la chute vertigineuse des marchés espagnol, italien et britannique.
La France a contenu la crise grâce au bonus-malus écologique. Les effets sont visibles pour la première partie de l'année 2008. Les français ont acheté des voitures...  principalement des citadines diesel, mais c'est mieux que rien. Ce sont des véhicules vertueux en CO2, en consommation. L'Etat a donné un coup de pouce qui lui coûte cher d'ailleurs car il devrait perdre 300 millions d'Euros dans l'affaire (différence entre les rentrées du malus et les sorties du bonus), et perdre également des recettes en TVA puisque les petites voitures font moins de marges que les grosses, donc moins de TVA pour les finances publiques.
En fin d'année, il y a eu la prime à la casse. 1000 Euros offerts par l'Etat, complétés le pus souvent par les constructeurs. Il est encore trop tôt pour vraiment quantifier l'effet de cette prime, mais un concessionnaire me disait cette semaine qu'il estimait l'augmentation de ses ventes à 20% après cette prime à la casse.
Moralité: la France n'a pas voulu subir la crise, et elle a bien fait si on compare notre situation aujourd'hui à celle de nos voisins européens. 
Le libéralisme est sans doute une bonne base de départ en économie, mais la terrible crise que nous traversons nous oblige à dire qu'il faut aussi un interventionnisme de l'Etat. Toutefois, cet interventionnisme n'atteint pleinement ses objectifs que s'il est complété et encouragé par les acteurs de la filière.

PB 

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Pharm20 10/03/2009 06:04

Very nice site!

SEDAThttp://ann.over-blog.com/ajout-commentaire.php?ref=1477621&ref_article=25280795 09/01/2009 10:35

Bjr Pascal Boulanger...!

Tout le monde parle d'un second plan pour la relance de l'économie française notamment pour l'automobile en "Janvier/Février"...!

Je suis très préoccupé par les évènements du "Moyen-Orient"...!

Reynaldo.

Auto-info : Pascal Boulanger 09/01/2009 17:27


Moi aussi je suis extrêmement préoccupé pour les familles palestiniennes et israéliennes qui se trouvent piégées par les bombes. Des extrêmistes prennent en otages des citoyens qui aspirent à la
paix et qui veulent travailler ensemble. Tout celà pour des raisons idéologiques de moins ne moins lisibles.
En ce qui concerne le second plan dont vous parlez, je suppose que vous faites allusion aux Etats Généraux annoncés le 20 janvier prochain par le ministre Luc Chatel. Manifestement, le gouvernement
ne veut surtout pas laisser tomber la filière automobile. Et c'est une très bonne chose car nous parlons d'une industrie qui fait travailler 2 millions et demi de personnes en France, 10% de la
population active. 
PB