Le chat et la souris...

Publié le par Auto-info : Pascal Boulanger

Retour rapide sur une polémique qui a enflé toute la semaine dernière en l'espace de 48 heures... Le lundi 9 février, le président Sarkozy monte en première ligne pour défendre le plan de soutien du gouvernement aux grands constructeurs nationaux. Les équipementiers ne sont pas oubliés, mais tout le monde retient que les 6 milliards d'Euros de prêts à taux bonifiés bénéficieront surtout à Renault et à PSA Peugeot Citroën. L'aide est conditionnée par la promesse des 2 géants de ne pas fermer d'usine en France, de ne pas délocaliser leurs activités durant la durée du prêt (2 ans minimum, et jusqu'à 5 ans), et de ne pas licencier en 2009.

Christian Streiff pour PSA et Patrick Pelata pour Renault emboîtent joyeusement le pas du président et du gouvernement pour dire qu'ils ne lanceront pas de plans sociaux en 2009. Nous sommes  le 9 février...  et voilà que le 11 février Streiff présente les résultats financiers de son groupe. Dans la foulée son DRH nous indique que PSA prévoit un plan de 11 000 départs volontaires en 2009 pour l'ensemble du groupe et de ses filiales dans le monde!

Ainsi, selon Peugeot un plan de départs volontaires n'est pas un plan social. Moi je veux bien, mais le résultat est à peu près le même: le groupe va se débarrasser d'un certain nombre de ses collaborateurs...  dignement peut-être, mais réellement. Et tout celà la même semaine!

Eh bien mes amis, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve cette communication fort maladroite. Mon petit doigt me dit que la communication du groupe PSA n'a pas été appréciée par le Président de la République et par le gouvernement. La souris (PSA) a cherché inutilement a provoqué le chat (le gouvernement). Dans Tom & Jerry, c'est souvent la souris qui l'emporte...  mais nous ne sommes dans Tom & Jerry...  dans la vraie vie il me semble que c'est le plus souvent le chat qui gagne... J'en déduis que Christian Streiff pourrait bien payer cher les imperfections de sa communication...

PB
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

mekil 04/03/2009 23:25

Franchement vous croyez encore que cela n'était pas bien pense plutôt comme com?
Le President qui parle de son plan..et hop les autres présentants leurs bilans catastrophiques juste après...l'inverse aurait bouleversé les bourses européennes oui.
Moi ce qui me choque ces 6 milliards de donnés, enfin prêtés, pour 3% de la population active, a des dirigeants et leurs entreprises qui ont dormi sur leurs lauriers, et les lois fiscales les aidant (cf diesel, et bonus Co2 aberrant)!
Je connais quelques chefs d'entreprises dans d'autres secteurs qui l'ont un peu mauvaise je peux vous dire...
Toujours pas d'exempe comme pour les Banques...peut être que l'Allemagne le fera en laissant mourir Opel histoire qu'à l'avenir certains hauts dirigeants prennent conscience de leurs actes un peu et ,comme pour Renault par exemple, ne bouleverse pas des logiques stylistiques de gamme juste pour satisfaire un pays!

Auto-info : Pascal Boulanger 08/03/2009 16:58


Il est possible que toute cette "com" ait été pensée, mais je peux vous dire que l'annonce de M. Streiff a fortement déplu dans les cabinets ministériels. Ensuite, tout est affaire de
responsabilité: on peut décider de laisser tomber la filière automobile...  voyez ce que cela a donné au Royaume Uni. Les constructeurs français ont peut-être dormi sur leurs lauriers mais
aujourd'hui leur bilan CO2 est toujours meilleur que celui des américains ou des allemands. A ce sujet, et pour vous répondre, j'ai la certitude que le gouvernement fédéral allemand ne laissera pas
tomber OPEL.Des projets sont déjà échafaudés.
Ensuite, sur le fond, je comprends vos remarques sur les chefs d'entreprise qui l'ont mauvaise. Aujourd'hui par exemple, le tourisme représente un poids économique plus important pour notre pays et
je ne vois rien de fort pour le soutenir. je pense que également que l'agro-alimentaire mériterait davantage. Je vous renvois sur l'excellent article de Jacques Marseille publié cette semaine dans
Le Point, intitulé je crois "12 bonnes raisons d'espérer".
PB


SEDAThttp://ann.over-blog.com/ajout-commentaire.php?ref=1477621&ref_article=25280795 22/02/2009 18:15

Bjr Pascal Boulanger...!

Oui,c'est vrai,je pense que Christian Streiff joue sur les appelations des termes,les nuances varies,le fond est et reste le même (départs volontaires plutôt que plan social),sauf qu'un chat sera tjrs un chat et une souris,une souris...!