Mardi 3 mars
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Je commence par une évidence: Genève reste le salon automobile préféré des journalistes automobiles, des exposants et du public. Les explications sont nombreuses. D'abord nous sommes sur terrain
"neutre": il n'y a pas en Suisse de grand constructeur national... aucune chance de voir un Mercedes, un BMW, un Renault, un Peugeot ou un Citroën montrer ses muscles à domicile. La
superficie est plus modeste, et comme nous sommes en temps de crise celà tombe bien. L'étalage des modèles et des technologies s'en trouvent limités: pas de stands démesurés, pas de "cathédrales" à
étages... les constructeurs nous montrent l'essentiel de leur actualité et celà nous va très bien à nous journalistes.
Le premier constat de Genève est que les grands constructeurs automobiles de la planète réduisent la voilure. Ils sont enfin modestes, reconnaissent qu'ils sont en difficulté et tentent de nous
proposer leurs solutions pour demain. Evidemment ce sont des produits: Peugeot 3008 ou 308 CC, Renault Grand Scenic, Clio restylée ou Megane Estate, Citroën DS ou C3 Picasso, VW Polo, Skoda Yeti,
Mercedes Classe E, BMW Z4 ou Série 5 GT et j'en passe... la liste est longue et ne me parait pas essentielle.
L'essentiel ce sont les solutions d'avenir proposées dans le domaine du 100% électrique ou de l'hybride principalement. Chacun a ses propositions et le salon de Genève se révèle très imaginatif,
mais je retiens aussi des chiffres intéressants: 2 marques allemandes, BMW et Mercedes dévoilent des berlines haut de gamme qui consomment à peine plus de 5 litres au 100 km et qui rejettent
respectivement 136 et 139 grammes de CO2 par km! Celà paraissait impensable il y a quelques années. Elle est peut-être là la révolution: une évolution discrète des moteurs que nous connaissons
tous. La recherche & développement les rend plus vertueux.
Au fond, par la force des choses, les constructeurs réduisent la voilure et reviennent à l'essentiel de leur mission moderne: trouver (enfin)les meilleures solutions pour réduire notre gaspillage
d'énergie. Il leur reste encore beaucoup de chemin à parcourir: la Prius (avec ses défauts en termes de coûts de fabrication, je sais) affiche désormais un insolent 89 grammes de CO2 par km.La
future Opel Ampera pourrait annoncer un exceptionnel 49 grammes! Et j'attends avec impatience de pouvoir tester en fin d'année le nouveau moteur essence MCE-5 à compression variable qui réduit de
plus de 30% la consommation de carburant à puissance comparable, et qui ferait reculer les 250 grammes d'un V6 Peugeot à moins de 140 grammes! (vous avez bien lu)
Pendant la crise la recherche progresse. Il en sortira sans doute quelque chose.
PB
Par Auto-info : Pascal Boulanger
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