Porsche- VW: micmac à l'allemande !

Publié le par Auto-info : Pascal Boulanger

Est-ce que vous y comprenez quelquechose? Je vous parle de cette magnifique empoignade qui met aux prises depuis de longs mois deux fleurons de l'industrie automobile allemande: Porsche et Volkswagen. L'histoire amusait les chroniqueurs, les observateurs et les acteurs du monde automobile.Voilà que Porsche, "le petit", était en train de manger "le gros", Volkswagen. Tout cela paraissait étrange et en même temps compréhensible si on considère que Porsche fut longtemps présenté comme le constructeur auto le plus rentable du monde.

Et voilà que Porsche part à l'assaut de la forteresse VW, un groupe qui vend 15 fois de plus de voitures chaque année. Au début de l'année, Porsche contrôlait 51% du capital de VW, avec pour objectif de monter à 75%. Oui, mais voilà: patatras! Entre-temps la crise s'est invitée. Elle frappe plus durement les marques exclusives. Avec le renchérissement du coût de l'argent, la dette de Porsche a grimpé: 9 milliards d'Euros! C'est simple, le groupe de Stuttgart n'a pas l'argent pour l'honorer. Il faut même très rapidement trouver de l'argent frais pour verser les premiers remboursements. Et on apprend aujourd'hui que c'est Volkswagen qui va prêter de l'argent à Porsche. Une enveloppe de 700 millions d'Euros. VW a même poussé l'impertinence jusqu'à demander à Porsche des informations sur sa situation financière...

Avouez qu'il y a de quoi sourire! Quelle semaine pour VW! Le groupe allemand est en passe de devenir le N°1 mondial devant Toyota, son équipe de football, Wolsfburg, devient championne d'Allemagne pour la première fois, et donc la partie d'échecs s'inverse...  VW reprend l'avantage sur Porsche. Et je reprends ma question: est-ce que vous y comprenez quelquechose?

 Evidemment j'ai ma réponse... Longtemps VW a été dirigé par Ferdinand Piëch, petit-fils de Ferdinand Porsche. Il appartient à la lignée de Louise, fille de Ferdinand Porsche, celle qui a fait prospérer la marque en Autriche... Mais c'est aussi la lignée des "vilains petits canards", ceux qui ont perdu le contrôle capitalistique au profit des Porsche au début des années 80. Ce sont des épreuves qui marquent les gens orgueilleux, et Ferdinand Piëch en est un.  A 70 ans, il tient toujours les ficelles du groupe VW, même s'il n'a plus le titre de Président exécutif. Et il tient sa revanche, car son rêve est toujours de marier Porsche avec les marques du groupe VW, mais sous son hégémonie capitalistique. Il y a sans doute du cynisme et des coups tordus dans l'affaire, mais je concluerai quand même en disant que depuis 40 ans cet homme nous étonne. Il force le respect et l'admiration car c'est d'abord lui qui a conduit VW au sommet. Et vu son tempérament fougueux, il ne pouvait remporter son combat qu'au terme d'un micmac à l'allemande...

PB 

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porschebriquet 27/04/2012 16:34

Pourvu que ce mic mac ne leur porte pas préjudice à chacun d'entre eux.