Pascal Boulanger

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Pascal Boulanger
 


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Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /Mars /2010 10:25
Cet article m'est directement inspiré pas quelques impressions notées ces dernières semaines autour de Ferdinand Piëch, le mythique patron du groupe Volkswagen. A deux reprises, j'ai eu l'occasion d'assister à ses discours.  A Genève en mars et à Paris en février à l'occasion du festival international de l'automobile. L'homme recevait une Palme d'Or pour l'ensemble de sa carrière...  de son oeuvre pourrait-on dire, car Piëch est un sacré bonhomme. Petit-fils du légendaire Ferdinand Porsche il appartient à la branche "féminine", celle de la fille de M. Porsche...  je vous parle de cette branche qui a prospéré en Autriche et qui a longtemps contribué largement aux bons résultats commerciaux de la marque. Mais cette branche ne portait pas le nom de Porsche, et le jeune Ferdinand fut longtemps considéré comme le vilain petit canard au milieu de ses nombreux cousins qui portaient fièrement leur nom.
Et c'est ainsi que, menant une carrière parallèle, cet homme a eu une influence sur l'évolution de la célèbre 911 de Porsche. Il est aussi l'homme qui a ressuscité Audi...  et avec quel succès ! D'une petite marque allemande, il a fait une référence dans le domaine de la voiture premium. Et puis il y a la réussite du groupe Volkswagen. Un groupe qui se prépare à devenir le n°1 mondial, rien que çà!
Il y a un an, un an et demi,  le monde de l'automobile commentait la réussite et les velléités de Porsche. On imaginait que le petit Porsche allait manger le gros VW. Cela paraissait incroyable mais plausible, avant la crise. Mais comme cette crise était financière, le château de cartes s'est effondré et... VW a mangé Porsche! Sublime revanche pour M. Piëch après tant d'années d'humiliation.
Le couronnement d'une carrière de 47 ans. L'homme soulignait ce long bail dans son discours parisien. Et quelques semaines plus tard à Genève, à la veille du salon il présidait une cérémonie où une dizaine de nouveautés du groupe était dévoilées en avant-première. Suprême orgasme: une Porsche faisait partie des nouveautés...  L'homme buvait du petit lait devant ses chers cousins...  et il en profitait même pour recevoir l'hommage de M. Suzuki en personne... le président japonais historique officialisait l'absorption de Suzuki par VW.

Et tout celà dans un contexte qui, personnellement, m'a dérangé. En ces deux circonstances, le ban et l'arrière ban du groupe était présent, les doigts sur la couture du pantalon. Au garde à vous. Et l'homme dans ses discours rendait hommage à sa chère femme Ursula... en expliquant que sans elle, il n'en serait pas là. J'imagine qu'Ursula a dû jouer un rôle non négligeable sur le plan affectif et familial, mais la réussite de l'homme me parait être très personnelle à M. Piëch. Et j'ai eu une impression étrange. Le sentiment que cet homme peut tout dire sans être contrarié. Aucune contestation. Une parole d'évangile. Et que celui qui conteste s'en aille ! Pour moi, ces détails me préoccupent au moment où VW arrive au sommet de la hiérarchie mondiale (de manière très justifiée d'ailleurs). J'espère que le groupe VW tolère la contestation, la révolte, l'insolence car on n'est jamais aussi près de la chute que lorsqu'on a tutoyé les sommets! Demandez à GM ou même à Toyota... 

PB 
Par Auto-info : Pascal Boulanger
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